LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et mots0681571560
letratag86@gmail.com

L’écrin ou l’écran, au choix
image : CM
Attraper en plein vol des images qui saignent
Vidant l’air d’un coup sec, débâcle provisoire.
Dans les laveries du faubourg les hublots en ballade parlent mousses et couleurs.
Tambours battant sous le néon, des humains vont attendre
Et se demander comment leur vie peut se faire sans soupline .
Cette image est bien faite, en fentes et cicatrices, quand le bois est ourlé
Intimité d’un arbre qui fait tout en écran, cadre ou présentoir.
Je suis quoi lorsque je n’ai pas le profil qu’il faudrait ?
Je suis qui si ma carte bleue n’est pas aux normes ?
Je ne sais pas si je fais du tort aux personnes :
Quand je croise un voleur malchanceux
Je lui pique son sac. Il est innocenté.
Tout les vents ont cru en moi
Sauf tes yeux qui m’en voudraient dix fois.
La vie qui proteste et enrage
Celle qui rugit et niaque, griffure les murs et la peau
Cette vie là n’est pas vaine. Elle bouillonne pour de bien.
Les mots appellent toujours des réponses.
Ils ne seraient que des traces effacées par le vent dans des silences de désert.
Les mots colères, les mots de rage, les mots qui tapent pour éveiller, faire entendre et affirmer,
Les mots qui grésillent longtemps au dedans avant d’être crachés sur les murs et les vitres.
Ces mots, nos mots de partout qui nous brûlent les lèvres.
Vivre avec eux comme on sent la risée qui remplira la voile.
C’est un pays de patience avec des visages aux cheveux d’écorces.

Laisser un commentaire

Archives