LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et mots0681571560
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Mer d’Iroise et vrai Clearstream


  • « Si tu danses ma si jolie, ris bien de la vie, si tu
    pleures ma si jolie, jette moi dans l’oubli.
    Dans les grises nuits de quart sous
    la lune qui nous surveille. Par les
    marées et les vents, puisse la
    chance nous sourire et les dieux nous
    retenir au bal des
    vivants.
    Au plus haut sur
    le grand mât j’ai noué
    le foulard
    bleu qui enserrait tes cheveux,
    pour l’amour de toi. Sale temps où je
    croise, au bar de la Marine, ou
    sur la mer d’Iroise, le mal d’elle.
    On rentre dans un bar servez moi de
    la belle vie, en couleur, des
    étoiles rouges et
    noires qui
    s’allumeraient la nuit, sans
    douleurs,
    je compte sur le bout
    de la langue, les mots, les mots
    qu’il faudrait dire, les mots qui
    déshabillent, qui
    donnent les ailes.
    Le mal
    d’elle.

  • Sale
    temps où je croise…mer d’Iroise.
    Si le diable et ses rochers nous envoie par
    le fond,
    sur la lande iront les fées
    pour planter
    un chardon… ».

Chansons croisées quand le temps s’affaire un peu à faire ce qu’il veut, le temps d’apprendre le nom des oiseaux depuis les trottoirs de la ville d’une autre vie d’avant.
Revoir des lieux que les années ont dénoués comme un raphia fané se laisse distendre par la plante qui s’est agité si longtemps le long d’un mur. Les saisons dévalisées par le temps passé, les plus belles histoires recouvertes de crasse d’oubli et de flous confus. Le temps de temps en temps qui est gris comme une étoile oubliée par des rêveurs. Les couloirs de l’automne n’ont rien à faire de ces palissades délabrées. Je reconstruis derrière des tas de mots et des images abritées dans mes manteaux d’hiver endormis comme des toiles accrochées sur les murs.
Les gestes en papier des gens amoureux, leurs cernes et leurs aveux sourient aux passants, toute une vie sans oublier que le temps peut s’enfuir. Les cœurs chambre à coucher ne sont jamais enfouies plus loin qu’un fond de poche, au creux d’un rêve bref.

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