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La question de l’identité nationale, Eric Cantona, Fabricauteur d’honneur !

Ce qu’Eric Cantona n’a pas dit :
« Souviens-toi de ces rois bienvenus de partout. Ils ont laissé de pierre les pays occitans, tracé sur le sol  dur des Causses des traits et des chemins, pétri les berges de Dordogne de signes silencieux qui  marquent les révoltes.
Encore et toujours.
Tapent tambours et crissent les fifres fous !
Catalans espagnols, toys et ardéchois, kabyles et siciliens, turcs et africains de partout….les cris des enfants et les chamanes troubadours  remplissent vallées et villages de rimes sans raisons.
Sourires aux bouches des filles.
Il revient du pays des pierres dures comme un vent de 17, une odeur de colères qu’aucune dragonnade ne pourra réprimer ! L’air frais se zèbre de clameurs et le petit peuple des gaudrioles fera durer ses danses le temps de boire mille gouttes de rosées et de danser autant avec la belle qui passe là en accrochant mes regards et mes rires d’une blague bien tournée. La plus belle mazurka du monde servirait de grimoire et la ronde qui suivrait endormira les raisons dans les jambes de tous.
Jusque dans l’océan je poussais la charrette que nous tenions à cinq ou six
L’eau fraîche nous a réveillés et sur ma chair de poule tu as fait rouler tes lèvres et tes cheveux. A l’heure de l’amour frivole, courtois ou secret, entre les alliances et les seigneurs de force et de morts, dans ces cours minuscules et ces paysages sans bornes, je pensais déjà que le vent se lèverait bien fort du sud vers ces nuages qui emboutissent les lumières d’en haut, vers le nord, entre zinc et plomb. L’été peut revenir, il arrive à dos d’âne, entre souvenirs vaillants et valses simples chantées au coin des rues, entre gueuses et malpolis superbes.
Tu es là et tu regardes tes enfants jouer. Toutes les langues du monde dans leur cris de joie. »
« l’arbre de la falaise ne fait pas oublier la mer et la mouette qui chie ne veut vexer personne » d’après Canto
Mais que l’air que Canto déplace est parfois frais et bon à lapper d’un coup d’oreille gourmande !
Merci Eric de ta fausse naïveté qui ne leurre que les blaireaux qui pensent que le monde se limite à la circonférence de leur trou !…

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