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la chaudière à gaz et le clapet qui coince

Il était une fois… le Fabricauteur a reçu cette fable sur les aventures des femmes avec les hommes… Complexe mais malin !

« Je ne vais pas faire de discours philosophique sur les relations homme et femme maintes fois dépeintes par tous les magazines hautement féminins, ainsi que par tous ceux qui s’intéressent à ce phénomène millénaire et toujours aussi obscur.
Oui l’homme et la femme se rencontrent rarement dans la vrai vie de tout un chacun.
Parlons pour ce faire de la relation avec une chaudière murale.
Il y a quelques dix ans, j’ai fait l’acquisition d’une chaudière qu’il a fallu que j’apprivoise, que je fasse fonctionner, avec quelques attentions sur sa pression.
Je l’ai aimé cette chaudière parce qu’elle m’apportait la chaleur dont j’ai besoin en hiver et qu’elle me procure de l’eau chaude pour laver mon corps et mon âme. Tout se passait bien.
Nous avons eu quelques crises ensemble : elle a faillit me faire brûler vive dans mon sommeil et puis est repartie cahincaha. Mais cette fois ci elle avait perdue la confiance aveugle que je lui avait concédée. Je  la gardais toujours à l’oeil au cas où. Je payais pourtant les factures EDF-GDF pour l’alimenter en tout ce dont elle avait besoin me souciant autant de son bien être que du mien. Une petite révision de temps à autre car rien ne fonctionne jamais vraiment sans entretien.
Mais elle est capricieuse la bougresse! Impossible d’avoir du chauffage et de l’eau chaude en même temps! Quand on ouvre le robinet l’afflux de pression coupe l’eau par le moyen d’un clapet du systéme de chauffage et après qu’elle ait déversé son liquide bienfaiteur il lui faut un temps d’environ une minute avant que le chauffage ne se remette en marche.
Puis un jour le clapet reste bloqué sur  le chauffage se collant sur l’une des parties des commandes et l’eau chaude n’arrive plus. Il faut alors appeler des spécialistes et se rendre à l’évidence : une séparation s’impose.
La machine en question se remet en marche et on temporise : on sait ce qu’on perd et ce qu’on a traversé mais on ne sait pas ce qu’on va retrouver.
On devient frileux, sceptique : et si c’était pire?
Mais l’être humain moderne ne sait vivre sans chauffage ni eau chaude, alors on fait l’acquisition d’une nouvelle chaudière qu’il va falloir apprendre à dompter. Il en faudra du doigté, des dérapages et des incertitudes avant d’avoir à nouveau ce bien être et cette habitude de vivre avec elle. C’est une certitude !

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