LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et motsletratag86@gmail.com

BEN ALI PARTI revenons sur les mots…
Une bonne chose de faite, un salopard de moins dans ce beau pays.
Mais ce qui est notable, outre cette levée populaire de révolte non prévue par pas mal des marchands de certitudes (journalistes, hommes politiques, chroniqueurs divers et autorisés…) c’est bien les discours employés par les uns et les autres.
Il y a quelques mois, Sarko se répandait en compliments sur le régime tunisien,  soulignant que ce pays était le bon élève des états émergents etc… D’autres en rajoutaient des couches en notant à peine que BEN ALI était un dictateur paranoïaque et dangereux. Pendant les tortures les affaires continuent.
Et puis récemment des responsables tunisiens se lâchaient devant les micros, avec vigueur et assurance pourfendant à coup de langue officielle « les infiltrations bolcheviques et islamistes » qui expliquaient « les troubles téléguidés de l’étranger ». Il assénaient sans vergogne des positions officielles sans discussion possible, détenteurs de la vérité et ce d’autant plus que leur ton assuré était ferme et grandiloquent. Un numéro de pître qui fait penser à d’autres prestations : en vrac les déclarations sur la droiture d’E.WOERTH de la part de ses copains de droite, les assurances définitives de revenir sur la loi scandaleuse des retraites par les leaders de la gauche…ou les assurances de tel ministre des finances sur les impôts, les déficits, les salaires etc…
Une tendance partout se répand comme une grippe maligne : affirmer fort une connerie la rend valide et crédible. Ce postulat des niais (ou des salopards) se heurte parfois à un impondérable qui rend perplexe les « élites » qui pensent nous gouverner, qui affirment du fond de leur limousine avec chauffeur ce qui « est bon » pour nous, les « efforts indispensables », et autres balivernes. Cet impondérable qui leur pourrit la vie, c’est le peuple, la classe ouvrière, la population, bref ceux qui sont le plus nombreux et qui se rendent parfois compte que les effets de certitude et de manche cachent de l’escroquerie pure et simple.
BEN ALI a pu mentir et être abondamment soutenu pendant 23 ans. En 15 jours il s’est fait virer comme un bandit. Et ce malgré les offres d’aide au maintien de l’ordre du gouvernement français ces derniers jours (!!)
Alors à tous les persuadés qui rêvent à leur niveau (commune, département, canton , région, établissement public, entreprise, etc.) d’être indémodables, de planer au dessus des contingences et avis d’une population tout juste bonne à les replacer régulièrement dans le confort de leur « poste », souhaitons leur une mauvaise année… qui commence bien en Tunisie !

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