LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et motsletratag86@gmail.com

Des héritiers propriétaires des mots d’Elisabeth ROUDINESCO?

 

photo de JLacan et introduction prises sur le blog
 du journal LE MONDE, le reste est fait maison.

« On ne touche pas impunément aux dernières volontés de Jacques Lacan.
Pour avoir écrit, dans son livre, Lacan envers et contre tout, que le célèbre psychanalyste avait été enterré « sans cérémonie et dans l’intimité » au cimetière de Guitrancourt « bien qu’il eût souhaité des funérailles catholiques » l’historienne Elisabeth Roudinesco vient d’être condamnée pour diffamation par la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. [...suite sur le blog du Monde]« 
Pour sa part, le Fabricauteur avec ses mauvaises fois habituelles, a fait ce commentaire….
Ce qui me sidère est la virulence, la violence brute qui anime certains commentaires, contre Elisabeth ROUDINESCO si souvent ou bien dans d’autres « débats » que les tenants d’une ou d’une autre école échangent. Je travaille en psychiatrie depuis plus de trente ans, et la psychanalyse est en train de finir et de disparaître des discours, des références et des pratiques, sous l’effet conjugué des modes, des laboratoires et des partisans d’une rationalité apparente qui serait évidente : un trouble, une molécule…
Elisabeth ROUDINESCO a toujours permis, au travers de ses livres et de ses films, à des générations de jeunes professionnels de penser librement, de découvrir des enjeux au sein de l’histoire de la pensée autour du psychisme, de la folie etc. Pour certains elle l’a fait avec des erreurs, pour d’autres avec malice, pour d’autres avec rigueur. Qu’importe après tout. ce que j’aime chez elle est sa ténacité, sa capacité à relativiser les choses, et y compris son propre discours, sa capacité à faire vivre autrement que dans l’insulte et la dépréciation les points de vue. Elle est au niveau mondial, n’en déplaise à certains, une référence.
Je ne l’ai jamais sentie dans la haine, dans ces fureurs malsaines que je lis ici ou là. Je n’ai jamais pris comme évangile ses propos, ses avis et je n’ai jamais confondu son élocution assurée avec des sentences dogmatiques. Sa rigueur est aussi dans le ton de sa voix.
Et je la remercie pour sa capacité à réconcilier les jeunes professionnels de la santé mentale avec l’histoire de la pensée, de la psychanalyse en général, avec ces débats complexes et parfois peu établis.
Je n’aime pas les statues et je ne cotiserai pas pour qu’elle lui soit érigée. Mais du fond du coeur, merci en tous les cas pour ce que vous avez fait, dit, écrit et que vous continuez à défendre.
Les persiflages et les attaques genre tracts et journaux des Croix de feu avant guerre, il faut les laisser simplement d’où ils viennent, de pas bien haut.
Alors un jugement de tribunal, la considération d’un propos, sa qualification juridique, etc… ne constituent jamais une appréciation de fond mais une considération circonstanciée, au final assez subjective.
Que l’on puisse envisager le revirement de l’avis d’un homme à la fin de sa vie, en matière de croyance, est-ce plus insultant et diffamatoire que de prétendre, lorsqu’on est son héritier, héritier de sa « marque », défendre sa mémoire.
Ne salit-on pas Lacan et « sa liberté » en se livrant à ce type de « défense »?
Après tout je m’en fiche un peu, quand E.ROUDINESCO parle dans le poste, j’écoute et je me sens plus intelligent. Alors je continuerai, n’en déplaise aux fâcheux!
Un détail central dans cette succession de commentaires et qui me laisse pantois est le courageux anonymat de pseudonymes de pas mal de commentateurs.
Etrange marche à mots couverts : on attaque, on persifle, on déménage pensées et vérités, et on se cache au fond de la niche, au chaud ! Bizarre forclusion de nom du pire ? (bon, c’est facile comme blague mais vu le niveau de cette histoire je tente de m’aligner !)
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