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souvenir d’un été qui vient

 

Souviens toi de ces rois qui sont venus partout. Ils ont laissé de pierre les pays de l’Occitanie, tracé sur le sol des Causses et aux berges de  Dordogne  des signes exsangues qui révoltent toujours.

Tapent tambours, crissent les fifres catalans, les cris des enfants et les chamanes troubadours qui remplissent vallées et villages de rimes sans raisons, de sourires aux bouches des filles.

Il revient du pays des pierres dures comme un vent de 17, une odeur de colères qu’aucune dragonnade ne pourra réprimer ! L’air frais se zèbre de clameurs et le petit peuple des gaudrioles fera durer ses danses, le temps de boire mille gouttes de rosées et de danser autant avec la belle qui passe là, en accrochant mes regards et mes rires d’une blague bien tournée. La plus belle mazurka du monde servirait de refrain et la ronde qui suivrait endormira les raisons dans les jambes de tous.

Jusque dans l’océan je poussais la charrette que nous tenions à cinq ou six

L’eau fraîche nous a réveillés et sur ma chair de poule elle a fait passer  lèvres et  cheveux. A l’heure de l’amour frivole, courtois ou secret, entre les alliances et les seigneurs de force et de mort, dans ces cours minuscules et ces paysages sans bornes,  je pensais déjà que le vent se lèverait bien fort du sud. Vers ces nuages qui emboutissent les lumières d’en haut, vers le nord, entre zinc et plomb. L’été peut revenir, il arrive à dos d’âne, entre souvenirs vaillants et valses simples chantées au coin des rues, entre gueuses et malpolis superbes.

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