LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et motsletratag86@gmail.com

SOUVENANCES ?

Hier

la terre s’est ouverte un peu et j’ai vu dans le fond toutes mes peurs intactes, mes rêves remisés, ton regard s’éloigner.

Aujourd’hui

Comme si, comme si d’une manière exquise, nos secrets nous tenaient lieu de forteresse, de rempart lequel se retirer dans un isolement tiède.

parfois partout

Tout retourne au gris. L’automne éteindra vite les derniers feux des arbres. De longues carcasses prendront les vents sans tendresses, se croyant de cristal certains matins plus froids, s’égoutteront sans fin sous les averses épaisses.

en ce moment sur nos écrans

cadenasser les vies à coups de certitudes, apprendre à roucouler, à bêler, à se taire, toiser tous les enfants, policer la jeunesse, interdire encadrer, empailler sans vouloir, assommer sans prévoir. Que faire de ces chaînes si bien rouillées de peurs. des colères sans mots, des haines invisibles surgissent de partout à vos bouches dégoût..Les bavards des écrans peuvent alors reluire, jouer de leurs mots creux, se payer de postures. Il restera les peurs, le bruit de ces fureurs, des vies qui se balancent entre rires et silences, des doigts rongés pour rien, des bras striés, des regards maigres, des doigts jaunis de drogues bien légales, des doigts pointés en croches interrogeant muets vos regards satisfaits.

demain

penser à acheter du pain et des carottes, un litre de lait et du vin fin.

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