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procès verbal de rêves indus

Un bateau ivre s'est posé dans un bois

Il y avait son regard de lassitude amusée, dans ma bouche serrée un goût de cendre amères. Bouche fermée pour cause de maladie lointaine, revenez dans un siècle, essuyez vous les yeux.

Il y avait ici, là, des enfants qui piaillaient, courant derrière des chiens en riant de leur farces. Il y avait aussi par bouffées ce vent froid, un souffle bien épais qui glace à vif la peau, et que seule une bouche peut réchauffer assez.

Collage de fouillis et de rêves rassis

Il y avait ses yeux, l’odeur de ses regards, ce sourire très doux qui chavire et s’attriste, ses longs doigts dans les miens, accrochés comme une ancre pour empêcher ma fuite au courant de Péreire.

Il y avait la Dune, traversin d’horizon, barrant d’un flou bleuté ce petit jour de mai.

Il y avait parfois un grand désert de sable que je peuplais sans peine de rires et de ces mots qui nous liaient serrés au delà des nuages. Nos habituels facteurs, ces baisers au porteur qui hérissent la peau comme une langue traîne,ou sa  main qui caresse.

La Dune est molle, son sable froid et les nuages bas n’apportent que des odeurs fades du large. Le désert revient vite et gomme nos jardins.

Biganos
La Dune
La Dune et Arguin

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