LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et motsletratag86@gmail.com

Alors on se moque des vieux ? Chic !
Réponse à un panda très cruel (dont la photo sera publiée d’ici quelques heures…)

Panda très cruel surpris dans un de ses déguisements de porte cochère

C’est bizarre. Le lampadaire a changé de couleur.
C’est couleur le lampadaire a changé de bizarre.
C’est lampadaire qui manque pas d’air et qui se change en couleurs si bizarres

Radeau de la Méduse version vieux nounours !

C’est comme les vieux à calculette qui comptent ce qu’il reste à leur reste et en restent parfois là.
Plus sérieusement, je ne suis pas un artiste ou un machin de ce genre.
Je suis un optimiste amer scrutant la drôlerie dans les remous vinaigres de la vie ordinaire.
Le sens existe partout et tout le temps et parfois se tirlipote et se mélasse avec d’autres sens imprévus.
Cela donne des éclats de dire, des rires à fous, des grincements mélodieux; c’est cela que j’aime bien, avec du bon vin.
Les films ? C’est une autre écriture, sans mots parfois, avec des silences et des regards sur des visages et des mains.
J’aime ces écritures, ces traces charbonneuses sur les parois de nos grottes, ces tatouages imprévus que l’on trace à la va vite, tags frénétiques ou graphs soigneux
qui jalonnent les murs des villes, ces cavernes sans Ali-baba où tant de gens se perdent.
J’aime les amoureux, j’aime les mouettes et le vol des frégates, j’aime la mousse drue qui change de couleur lorsqu’on passe le doigts dessus.
J’aime les silences complices, les regards rigolards ou tendres, les facettes des lentilles de Fresnel à la cime des phares.
J’aime attendre la marée.

J’aime les questions très inutiles et un peu bêtes du genre  » les vieux ça sert à quoi ? »
D’un point de vue de l’analyse marxiste de nos organisations logicielles occidentales j’aurais tendance à résumer ainsi :
le vieux est un marché déterminé pour les groupes qui exploitent les maison de retraite, l’industrie du voyage en car, celle des dispositifs et appareillages, garnitures etc.. relatives à l’incontinence.
La courbe de la hausse
prévisible du taux de profit est assez liée à celles du vieillissement des populations dans les pays riches et de son pouvoir d’achat en général pas encore trop délabré
par la précarisation généralisée des jeunes générations et la
déréglementation néo-libérale. Le vieux est aussi un gisement réputé, avec des complicités du corps médicalo-soignant, subjectives et/ou objectives,de l’industrie pharmaceutique et annexe qui voit là une cible rêvée.
Le vieux achète, accumule et consomme, sur des segments bien définis. La peur de la mort et de la déchéance sont un ressort redoutable pour le marketing capitaliste. Le taux de profit s’envole plus vite que les âmes au paradis!
Et ce sans baisse tendancielle le capital constant et ses aléas étant de fait non compris dans ce calcul car socialisé par les états, (les profits étant privatisés).
On pourrait dire aussi la même chose en d’autres termes
Les vieux comptent sur leurs doigts et montrent les jeunes avec ces mêmes doigts comme des responsables potentiels de leur souvenirs et jeunesses perdues. S’ils les ont perdues, c’est bien fait !
Z ‘avaient qu’à les ranger toujours au même endroit et ils les retrouveraient sans peine. Vendre des
barrettes de mémoire vive pour l’ordinateur d’un vieux qui perd la mémoire est une parabole merveilleuse de notre belle économie que les mouches à merde du monde entier nous envient…L
Conjurer le temps qui passe au lieu de le goûter, avoir
l’œil torve ou condescendant sur plus jeune que soi… Dans condescendant il y a « descendant » et…

En conclusion : je serai mort un jour, et changé en sardine ou en mérou, et je pourrai ainsi mater le ventre des baleines, les frôler. Et c’est doux ! Il me tarde pas non ; je me crois immortel. Mais il paraît que l’éternité c’est un peu long, surtout vers la fin !

 

 

Laisser un commentaire

Archives