LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et motsletratag86@gmail.com

N’hésitez pas, laissez moi là !

un hâvre

un hâvre

Si tu me sens un jour hésitant à donner,

Obéissant servile, soumis au vent mauvais,

Le regard au sol sale sans un mot pour tes yeux

Et si tu vois mes mains muettes et gonflées,

Laisse moi sur le bord d’un chemin ordinaire.

 

Si tu me vois prier qu’on taise la musique,

Que l’on fixe les mots comme corbeaux cloués

Aux portes des histoires ou des granges noircies

Si j’oublie les histoires, le goût salé des phrases,

Le bruissement de soie des vagues sur le sable,

Ne me regarde plus je serai transparent.

 

Si nous avons toujours des fureurs et des rires

Roulés au fond des poches, qui dépassent et s’agitent

Si tes regards rieurs effacent les tristesses

Vieilles larmes, délices.

Les odeurs de soirs tièdes

L’océan impassible qui ne craint pas le noir

Est un vieux compagnon connaissant nos regards

Si nous avons des doigts pour tracer sur la peau

Du tendre inconnu qui vient et puis repassent

Le vent peut bien tourner, et le froid s’acharner.

 

Un feu doux de malice

Les odeurs de soirs tièdes

Tes silences têtus

Mes mains dansant leurs mots

L’odeur de tes cheveux.

Tout est en paré

La terre peut bien se retourner.

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