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Définition de poste.

Note de service : XR/B12/2145

définition du poste proposé

L’expression des souffrances est d’une variété infinie. Masquée, déviée camouflée ou directe, exagérée, tue, montrée comme un objet insolite, voire magnifiées. Ca souffre donc je suis.

Souffrances et sens de ma présence. Je suis pêcheur des tristesses, glaneur des restes de festins morbides où je n’ai par chance pas été invité mais dont  je fréquente les restes et les odeurs qui planent encore. Je ramasse, je classe en les désamorçant ces bombes incendiaires, sur des étagères  improvisées, sur mesure dans les greniers de chacun ou chacune.

Il faut parfois faire vite. L’exercice est ardu les résultats guettés et inconnus à la fois. Qui s’en sortira ?  Et de quoi ? je n’en sais rien.

Regarder et penser quelqu’un juste en face, déplier ses pétales sans les abîmer, tenter de pétiller ensemble d’un œil vif ou d’une virgule, rebondir en désordre sur les premiers mots venus.

Entendre les retours à peine dits ou tus, essayer se velouter l’oreille des tous ces sens en salades. Se dire qu’ainsi les humains parlent et se disent, essayant des mots essuyés par des siècles de formules, repolir des expressions en les ajustant au plus proche du palabre qui se construit pour trouver une plage commune.

J’aime palabrer avec toi. Construire un lambeau d’histoire qui servira plus loin à se débrouiller de l’absence de l’autre, juste de passage

juste au bout de nos bras il y a des mains

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2 réponses à Définition de poste.

  1. Joli Bolet says:

    Congrégation de toasts.

    Potes de délices : RX/12B/5412

    Congrégation de toasts partagés

    L’expression des mouvances est d’une société définie. Moquée, déliée, cabotée ou correcte, exigée, vue, donnée la paume à un papet alcoolique, boire mangeailler. Ca souffle donc je suis.

    Alliance et sens de ma signifiance. Je suis collectionneur de gentillesses, aiguilleur des gestes de clampins mous du bide où je n’ai par bienveillance pas été m’enfoncer mais dont j’influente les célestes et écrivailleurs qui défanent en cœur. Je me prélasse, je chasse en les désamochant ces colombes de bruyères, sur de légères peintures au café, sur l’azur dans les genêts de matins ou de dunes.

    Il faut parfois défaire faillite. L’exercice est pointu et les aléas de gaietés et d’entendus à la joie. Qui s’en sortir ira ? Et de moi ? J’en fais du bien.

    Garder et porter nos coins rustres en surface, déplier ses étales sans les arrimer, tourner et pétiller ensemble d’un œil vif ou d’une virgule, rebondir en contrordre sur les premiers mots tenus.

    Suspendre les détours en chaînes jolis ou émus, essaimer ce velours d’abeille de tous ces gens en promenade. Suffire qu’en dépit les chemins déferlent et s’enlisent, essuyant des pots essayés par des muscles de ciels en forme, être polis dans les congrégations en attendant au tournebroche de la dame qui se constitue pour bouffer des images de lune.

    J’aime palabrer avec toi. Construire un lambeau d’histoire qui existera plus loin à s’en débarbouiller de l’aisance qu’est la nôtre, juste sage.

    Juste au fond de nos draps, il y a demain.

  2. des mots balles de celluloid qui descendent en crépitant un escalier de pierre; Sympa commentaire. merci
    Le fabricauteur

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