LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et mots

Les solitudes de l’image du monde ?

Solitude, images d’immonde ? Pas sûr !

La solitude c’est parfois comme des nuages imprévus qui plombent une journée d’été espéré et finalement de novembre incongru et salie de pluie et de gris. Il faut aussi peut-être a laisser s’installer, s’asseoir au coin d’un feu ou d’un livre et nous regarder vivre un instant étiré, les yeux au vague, le corps délaissé. Parfois elle va faire des propositions , suggérer un souvenir, un air une couleur, et puis se rendormir comme si elle pensait les yeux fermés avec un air de pas y toucher. Cette compagne peut être paisible et avenante, invitant à la rêverie et à la sieste, nous laissant la tête et le corps libres et à la fois rattachés au monde et aux désirs. la salope est revêche parfois et s’amuse à planter des épines dans la peau, à pincer en tournant là où cela fera le plus mal. Elle permet malgré tout la protestation, le cris de rage et se laisse envoyer paître sans se vexer.


Elle peut aider à écrire et à planter des repères dans une histoire, elle permet parfois de réorganiser le passé, de trier et de ranger avec soin dans du papier de soie, de soi, des trésors de faïence, des sourires effacés, des odeurs et des peau à peau précieux, fragiles et sacrés. Elle aime les secret cette solitude, elle aime les recoins et comme les araignées tisse des toiles pour récupérer les molécules à peine visibles que nos bouches muettes peuvent laisser filer. Et elle nous les relance en pleine figure, en ricanant. Cela met alors en colère et le tonus revient.

Elle sème de l’inquiétude aussi sur les futurs qui se tricotent sans cesse en scénario renouvelé sans cesse et  aime faire suer, à chaud et à froid. Cette expérience est sans danger en général, juste aigre ou amère, parfois sirupeuse aussi. C’est selon l’état de notre bouche et de son tri des goûts. La solitude est une casanière qui n’aime pas le grand air. confiné elle se régale, trimbalée en pleine forêt elle se recroqueville car les arbres lui font peur, les taillis foisonnants et diversifiés sont des ensembles qui la menace.

C’est une compagne envisageable, de temps en temps, à la condition de ne rien lui laisser passer et de surtout ne pas lui laisser les clés. Sinon elle verrouille toutes les issues de l’intérieur. Et ce n’est pas très facile de s’évader de chez soi, d’en soi, être soi et soies qu’elle impose sournoisement. Bref c’est une saleté avec qui il est intéressant de frayer, avec méfiance et modération.

 

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