LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et mots

Canicule et notes éparses

Regarder quelqu’un, penser à déplier ses pétales, pétiller d’un œil vif, rebondir en désordre sur les mots, des réflexions, des bêtises sans doute. Entendre leur retour à ces mots essayées, se velouter l’oreille des avis des formules, des regards de parole tracés à la va vite sur un coin de cadran, d’écran vibrant dans un bus, un train.Se dire qu’ainsi les humains parlent et se disent, essuyant des mots avec des chiffons sales, polissant des formules et les ajustant jusqu’à ce que les palabres accordent les vents de chacun chacune.

On m écrit : J’aime beaucoup palabrer avec toi, y rajouter deux « r »et parlarbrer aux cyprès chauves qui enjambent le ciel de leurs élans puissants. Avec la fatigue du soir et ces matins pour repartir.

Après 22h le vent cesse et la chaleur remonte sous les draps. Perdre ses bonnes raisons dans les replis de rêves vites évaporés, poser sur le sol froid quelques pieds de certitudes et remonter le regard vers la fenêtre et son ciel déjà sombre, d’un œil las, sans envie.Parfois remonter les pendules d’un coup, relire d’un œil vif les paresses de la veille, en rire et puis partir en claquant la porte au nez des incertitudes. Un oiseau de soleil sur l’épaule ma raconté ce soir l’au-delà des pays où il ne pleut jamais et puis ce vent si sec qui remue les poussières et concasse le sable. Je ne l’ai pas trop cru et sans se vexer il est parti ailleurs. La morale, le langage sont des accessoires élastiques et mous.Socrate n’en finira jamais de sa dénonciation des sophistes et autres acrobates. Faire des promesses aux gens, puis ne pas les tenir est considéré comme immoral, d’un domaine proche de la tromperie, du mensonge.Faire des promesses et revendiquer de ne pas les tenir, en se prévalant d’un courage pour assumer cette volte de la parole récriée et souillée serait devenu une qualité !Formidable arsenal de la rouerie minable de trissotins imbus d’eux-mêmes et de politiciens méprisables ? Ou ne s’agit-il pas de l’évolution tragique de l’intelligence vers les bas-fonds de la démagogie et de l’affairisme, de l’ennui ?Pragmatisme ? Le mot à la mode, Nietzsche envisageait que «  l’économie et la technique sont devenus le destin de l’Homme ».La raison comptable, le sérieux prétendu scientifique des chiffres, la financiarisation du vivant, voire de l’immatériel, des liens sociaux, l’expertise autoproclamée de bureaucrates concentrés sur leur survie…Tout cela se noue et contribue à nourrir l’absence de débats citoyens, fait taire les envies, les rêveries, les projets féconds. Au fond, nous abordons une période où toute l’absence d’ambition réelle n’est que le négatif des cet ordre imbécile dans lequel on enfarine, on enfume. Et qui plus est cette farine est souvent toxique, plein de soit-disant progrès inévitables et excluant toute démocratie réelle.

Rendez-vous aux prochains désastres ?!

La raison humaine sous la tutelle des banquiers, des experts et autres gens sérieux, des politiciens sociaux-démocrates aux ongles peints et à la bedaine installée dans leur boutique de profiteurs de misères.On nage dans le progrès ! Un président peu élu, des politiciens de carrière, organisent le spectacle, le cirque d’alliances obscures, font de la diversion en permanence s’appuyant sur ce qui est l’arme fatale de ces « démocraties » : les médias et autres appareils idéologiques de formatage développés dans nos sociétés. Pensons aux partis institutionnels, aux syndicalistes de salon, aux églises de toutes confessions et associations relais. Le vide s’installe et les gens en placent ont du souci à se faire si la masse des gens de nos pays se souvient qu’elle a des pieds, pour se mettre debout, marcher, courir et botter quelques culs bien gras ! L’ignoble s’est rapproché d’un coup de nous. Il était pourtant tout près mais sans lunettes on n’y voyait rien. Jusqu’à présent virtuelles les guerres menées par l’occident ont fait irruption sous la gâchette de salopards abrutis, moitié religieux défoncés, moitié petites frappes en mal de virilité et de puissance, des revanchards de la misère.Depuis plusieurs dizaines d’années nous avons laissé faire..nos gouvernants. Nous les avons laissé mentir et inventer, manipuler toutes les informations et organiser « au loin » « pour la cause de la Liberté » des massacres et des flots de misère..

Vous n’êtes pas filmés…faites la gueule !c’est gratuit.

« On  a libéré » ainsi des peuples opprimés en les massacrant à coup de bombes et de roquettes et en les laissant ensuite crever de faim et à la merci des féodaux du coin.La bêtise doublée de saloperie, dans toute sa splendeur ! Bush Poutine Cameron Johnson, Hollande, etc., ont tricoté de l’imposture, du mensonge et du sang répandu pour des millions de gens. Un attentat survient, un de plus et l’absurde fait mal encore plus que « d’habitude » si l’on a de la mémoire, ou si l’on s’intéresse à en avoir un peu : qui se soucie des ordures de gauche et/ou de droite reprochant au final au « gens de Charlie » d’être allés trop loin et d’avoir sans doute une part de responsabilité dans les attentats de janvier 2015 à Charlie !!?ET avec l’Ukraine, cela recommence, les machines à tuer, les discours soit-disant pacifistes qui permettent de laisser Poutine massacrer un pays faute de pouvoir le soumettre. Les munichois sont de retour, l’horizon des guerres se charge de nuages montant des charniers. La France officielle s’agite beaucoup et ne fait pas grand chose que des tris ignobles et inhumains entre réfugiés suivant leur passeport.La gomme à raison, la machine à vider les têtes et à les remplir d’images et de représentations truquées et vicieuses sont des machines en marche. Le spectacle habituel est là, devenu banal, avec des chaînes en continu et des experts qui répètent à l’envi des âneries, voire les inventent. Pathos à la une, en direct du massacre. « Faut qu’ça saigne » chantait Boris Vian « bien fort » !Saloperie de société qui se vautre dans sa fange et ses amnésies. Normal ? Faut sauver la saison estivale, laisser les gens se défouler. Bon, le covid et les peuples bombardés ici et là, y compris avec les armes que nous avons vendu aux belligérants attendront bien un peuLes attentats des intégristes de tout poil ?Rien ne fonctionne trop bien, et surtout pas contre des fous furieux qui n’ont rien à faire des sentences d’anciens colonisateurs maîtres du monde. Il font de communication en étalant leurs propres tripes au nom d’un Dieu X ou Y.L’occident a le cholestérol de sa suffisance, la réaction, le libéralisme amènent sûrement des millions de gens vers la catastrophe. Mais qu’importe puisque le CAC 40 est en progrès, le Brent se tient et la bourse ne s’agite pas trop. Tout va bien pour les élections et chacun joue en postures et en faux semblant comme des rombières et des vieux beaux au bal des débutantes dans un film italien…Encore un défilé de faux culs qui passe et pendant ce temps là les kurdes se battent, les femmes en première ligne, et nous tordons le bec pour les aider contre Daesh, comme nous laissons l’état d’Israël installer un apartheid contre les palestiniens et les tirer comme des lapins par les milices armées et l’armée « régulière » d’un gouvernement en roue libre qui met en danger ce petit état israélien par surcharge de mépris, de corruption, de saloperies, de meurtres, la liste est longue. Quant au boucher de Damas il devient fréquentable ! Comme Poutine est devenu « un dirigeant à respecter » « à ne pas humilier ». Prononcée en Ukraine aujourd’hui cette phrase risquerait de coûter la vie à son locuteur ! Et ce ne serait pas volé !

 

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