LE FABRICAUTEUR Ici habite un marchand d'histoires entre images et mots

Hum HUM !

Rienà déclarer ?

Ne pas être sage et ne rien suivre de la chronologie de ces pages recopiées. Se révolter un peu enfin conne le sens imposé par une minuscule reliure et quelques pages attachées, cousues dans le cuir du carnet . Je ne sais finalement pas si c’est réellement possible de commettre ce méfait contre la chronologie. N’est-ce pas un affront à la logique, à la bienséance, à nos aïeux qui s’évertuèrent à caler le temps au plus précis pour ne rien perdre de leurs illusions de maîtriser le monde : il y eut la guerre de 1870, puis celle de 1914 et celle de 1939 etc… Quelle maîtrise !

A moins que je n’offense alors le grand horloger en me moquant du sens du temps ? Fichtre je risque gros alors ! Le grand plombier n’existe pas en fait. La preuve en est toujours qu’il est impossible de trouver un plombier en urgence à Manhattan un dimanche après-midi.Je me répète mais comme il est sourd dingue le vieux !

Train. Vers la souffrance ordinaire, cette vie qui s’en va avec les yeux enfoncés, cernés d’ombres décrochés des visages et des objets à fixer. La rencontre des regards ne se fait plus que rarement..

Cette chronique pourrait s’étirer, depuis des mois. Les mains sont froides et tordues par leur inutilité nouvelle. Elle ne servent plus. Comme des parties entières du corps sont vacants, les mots ne suffisent pas longtemps et jouent faux comme un piano abandonné, sans accord prévisible.

Un jour ordinaire s’ouvre et se ferme, le temps confus n’a rien à faire et ne se compte plus précisément. Matin ou soir, jours incertains. La répétition quotidienne vide de sens toute discussion. Les rituels du langage remplacent par des formules cent fois dites, un lien qui s’effiloche. Au plus que passé de l’antérieur se conjuguent des passés troubles rééchelonnés bizarrement.

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